La Prison Dorée

Tu m'as jeté à ma naissance
Sans un regard de complaisance
Où chaque jour n'est qu'une pénitence
Me sentant si seul sans ta présence.
Dans cette prison dorée.

Au plus lointain de mes souvenirs d'enfant
Je vois encore cet horizon flamboyant
Ce ciel au bleu si éblouissant
Qu'aucun nuage ne cachait jamais son soleil étincelant.
Je voyais cela de ma prison dorée.

Je longe chaque jour ce long couloir gris
Aux murs si sales, si ternis, recouverts de graffitis
Messages dérisoires racontant ta vie
Relatant ton passage avec ou sans envie.
Ils sont ainsi les murs de la prison dorée.

 
J'erre toujours tout droit, le regard vers le sol
Ces fenêtres sans barreaux invitation à un envol
Évasion pour un moment magique et pourquoi pas frivole ?
Mais ce n'est qu'un autre couloir hélas, pas de bol.
C'est comme cela la prison dorée.
 
J'ai appris à connaître la souffrance
Sous ces mille et une facettes tant elle est immense.
Je l'ai appris depuis mon enfance
Pourtant je ne rêve que d'insouciance.
Elle ne fait pas de cadeau la prison dorée.

 
Dans cet endroit maudit
Ressemblant à tout  et à rien pas même à un taudis
Où l'on se fait plus d'ennemis que d'amis
Qu'importe cela ne m'empêchera pas de trouver ma sortie
As-tu un cœur prison dorée ???
 
C’est là  que j’ai découvert l’Amour
La première fois l’amour d’un jour
Puis tu es apparue, un joyau dans un écrin de velours
L’amour que l’on croit pour toujours
Seule chose de bien dans cette prison dorée.
 
De cette amour tu es née
Tu as marché à nos côtés
Pour toi nous avons tant donné
Tant de fois nous avons supplié, prié
Pour que ta vie soit belle dans cette prison dorée.
 
Mais j’ai surtout appris à souffrir
Appris aussi à voir souffrir
Appris aussi à haïr
Que de sentiments méprisables à donner envie de vomir.
Pourriture de prison dorée
 
Et toi le Maître des lieux
Toi que l’on appelle DIEU
Toi qui gères depuis les cieux
Ouvre ton cœur sur eux et ouvre les yeux
Tu diriges en aveugle cette prison dorée.
 
Je connais mon sort, l’horizon est noir
Je ne déambulerais plus dans ce mouroir
Je ne connaîtrais plus l’espoir, ni le désespoir
Je me retournerais  pour te voir, mais déjà il est trop tard
Je basculerais dans le Paradis doré