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Interdit
Interdit aux
nomades
Pourquoi pas
Interdit à la
lune
Interdit aux
nomades
Mais les feuilles d’arbres
amis
Se collent
Sur ces bornes de
misère
Les portes de
nature
S’ouvrent trois
heures
Juste trois
heures
Le jour devient bleu
nuit
Et les visages de
carton
A l’odeur de
rance
N’ont de
vrais
Que
l’injustice
Impossible
d’enraciner
Les fagots de
bois
Qui ont touche mon
épaule
Impossible
d’emprisonner
L’eau des
sources
Qui a respiré sur mes
hanches
Impossible de
broyer
Les pavés
insolents
Sous les pieds
légendaires
Impossible que le
désert
Renie ses
tribus
Les nomades loin des mensonges
tapageurs
Éclairent l’étoile du
hasard
La fête foraine a son bon
sens
La balançoire s’accroche à
l’arbre
Lourd est
l’invisible
Et les mots légers à
crever
C’est auprès du
feu
Quand le gitan voyage le plus
loin
Le vent lui
raconte
Les paysages qu’il a
traversé
Les hommes qu’il a
rencontré
Les espaces bordés de haies les
hérissons qui s’y cachent
Pour lui…..le voyage ne
s’arrête jamais
La gitane savait
d’avance
Nos deux vies barrées par les
nuits
Nous lui dîmes adieux et
puis
De ce puits sortit
l’espérance
On sait très bien que l’on se
damne mais l’espoir d’aimer en chemin
Nous fait penser main dans la
main
A ce qu’a prédit ma fille
Justine
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