Le Gitan

 

Gitan d’âme et de cœur ainsi que de naissance

Ses veines charrient le sang de ses fougueux ancêtres

Depuis la nuit des temps au cœur de l’errance

Vivant au jour le jour sans crainte des frontières

Il est de cette race indomptée et fière

Qui refuse de vivre enfermé et cloîtrée

Dans des citées étroites qui cachent leur misère

Derrières des murs sales et jardins asphaltés

Ses yeux ont des reflets de tisons ardents

Un foulard noué sur ses cheveux grisonnants

Sur sa peau brûlée par le soleil et battue par des vents

Tremble un médaillon d’or souvenir de sa mère

Avec pour tout bagage un maigre balluchon

Ses poèmes sous le bras ses paroles sur les lèvres

Sous son front fleurit une moisson de rêves

Il parcourt le monde libre au cœur des saisons

Si un jour par hasard le gitan croisait votre chemin

Il vous fera présent d’un de ses poèmes

Contre un verre d’amitié et un quignon de pain

Avant de partir vers d’autres horizons