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Toi, l’ami de toujours Comme un oiseau blessé dont l’aile
cherche le repos
J’ai déposé mes larmes à la
brunante de ton regard
Glissé sous les paupières du vent
l’embrun de mes sanglots
Tu m’as entraînée loin hors des
murs de cette gare
Loin de tous ces adieux aux
aurores des départs
De ces ultimes terres d’accueils
où n’existent plus
Que la plaie d’un chagrin où l’on
se sent perdu
Je ressens ta présence qui
doucement me frôle
Le souffle de ton silence est
complice d’un partage
Toi l’ami de
toujours
Toi qui m’aide à franchir
l’horizon des orages
Vois un soupir apaisé s’évade de
mon sourire frileux
Demain je te promets demain cela
ira mieux
Demain je renouerai les fils de sa
petite enfance
Demain je ferai mienne l’idée de
son absence
Je veux croire en ces rêves je
veux croire en sa chance
Qui luit dans l’éclatante ardeur
de ses cinquante ans
Je veux que l’élan de ses yeux
s’accroche à ses désirs
Libre sur ce chemin qui l’éloigne
de moi
Je veux que sa fille si
tendrement
Réalise ce en quoi elle
croit.
A mon ami le Gitan et à sa fille
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