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Les vancances de la Toussaint venaient
juste de débuter, c'était le mardi 29 Octobre2002. Depuis
ma pièce informatique j'entendais ma fille dire à sa
mère : - Mais si je te dis que l'un des composants
du sirop ne me convient pas, c'est que je le ressens. Ma
femme de lui répliquer : - Tu as déjà eu ce sirop,
pourquoi ferais-tu une allergie maintenant ? Ma fille
s'énervait, au point qu'il m'a fallu aller la raisonner.
Puis environ 30 minutes plutard elle vient me voir et
me dit : - Papa je ne vais pas bien, sur que c'est
le sirop, je vais mal. Je la regarde je suis un peu
surpris par son regard, mais je ni prête pas attention.
Je lui conseille d'aller se reposer demain cela irait
beaucoup mieux. Mais ma fille ne le prend pas ainsi
me faisant une sorte de caprice, je lui propose d'aller
aux urgences, il était 23 heures. Ma fille s'est habillée
et sortie (elle avait 18 ans), et puis est revenue prétextant
je ne sais trop quoi ; mais se plaignant d'effets bizards
dus au sirop. Un moment donné on sonne à la porte c'était
le médecin de garde, ma fille lui avait téléphoné depuis
ma pièce informatique sans que je ne m'en rende compte.
Le médecin lui prend sa température 40° lui demande
depuis quand elle a cette bronchite, et lui demande
de prendre de suite 2 Doliprane pour faire baiser la
fièvre. Ma fille était avachie sur une chaise, les bras
balants, elle se met presqu'à crier : - Mais comment
voulez-vous que je prenne des cachets ? Je suis incapable
d'avaler quelque chose. Regardez moi je n'ai plus que
les os sur la peau. Ma femme et moi sommes sidérés,
je n'ose même pas croiser le regard du medecin. Mais
qu'est-ce ce cinéma ? Le médecin me demande si il s'agit
du comportement habituel de notre fille ? - Non Docteur
(j'ai honte en voyant l'attitude de ma fille). Elle
prend avec beaucoup de mal les 2 comprimés, le médecin
lui prescrit une analyse de sang à faire. Aprés son
départ, je suis encore sur le coup par l'attitude de
ma fille, qui sans demander son reste va se coucher.
Le lendemain elle se rend au laboratoire d'analyse,
rentre chez nous, prend son petit-déjeuner et va s'allonger,
le tout sans dire un mot. Pour moi c'est sur elle a
honte de son comportement de la veille. A midi lors
du repas, n'en tenant plus je lui fais des reproches
sur son comportement infantil de la veille et, que je
trouve cela inadmissible. Sa réaction fut de repousser
son assiette, et d'aller sortir la chienne. Elle fut
de retour 20 minutes aprés, et et ressortie certainement
en colère. Mais qu'importe quand j'ai quelque chose
sur la patate je le dis. A 19 heures elle n'est toujours
pas rentrée, à 20 heures non plus. Je téléphone à ses
copains et copines savoir si elle se trouvait chez l'un
d'entre eux mais non. A 22h30 j'alerte la police qui
me demande sa description et me conseille de déposer
une main courante le lendemain au cas ou elle ne rentrerait
pas. Elle ne rentra pas, et le lendemain je vais faire
ma déposition, je viens à peine de sortir du commisariat
que l'on me rappelle me signalant qu'elle venait d'être
retrouvée. Elle avait été découverte par le gardien
entre des contenaires d'une proprièté privée. Elle avait
été hospitalisée, suite à un état léger d'hypothermique
mais aussi à une perte de mémoire passagère. Ma femme
et moi nous nous sommes rendus à l'hôpital aux urgences,
notre fille était sous perfusion. Je n'oublierais jamais
son regard haineux, ce regard étrange qui me fit peur.
Puis elle s'adresse à moi me tendant son bras sous perfusion
et me dit : - Tu es content, tu es heureux de toi,
regarde ceux qu'ils me font ils sont en train de me
vider ? Houllaa mais qu'est ce donc ? Les médecins
me demandent si c'est son état normal, je réponds par
la négation et ne pas comprendre. Ma femme lui demande
pourquoi elle n'est pas rentrée la veille : - Comment
veux-tu que je rentre je n'ai plus mes clefs.... ma
femme : Où sont elles ???? ma fille : je n'en sais
rien Je lui dis mais même sans clefs il te suffisait
de sonner, elle ne répondit pas. Ma femme lui demande
où sont ces lunettes : - Je ne sais pas je crois
que je les ai jeté. Tu sais les pompiers m'ont déhabillés
et jeté toutes mes fringues. Ma femme et moi ne comprenions
plus, on lui dit que ses vêtements sont là. Je sors
de la chambre en ayant pris son sac à main ma femme
me suit, et dans la salle d'attente je fouille tout
son sac, recherchant cette saloperie qu'elle a du consommer
ce n'est pas possible autrement, mais rien. Plus d'une
heure passe pas de médecins, nous retournions dans la
chambre de notre fille, qui parait surprise de nous
voir. Puis un moment donné elle pose cette question
à ma femme - Tu attends quoi ??? Ma femme : les
résultats Ma fille : Mais tu rêves, atterris un peu
quels résultats tu veux avoir, ils ne m'ont jamais rien
fait et remontrant son bras sous perfusion : Voilà ce
qu'ils m'ont fait c'est tout. Sans est de trop nous
sortons, je vais aux bureaux des urgences demander s'il
y a du nouveau, non les analyses sont en cours. Je dis
quitter l'hôpital car nous ne pouvons plus accepter
cette agressivité incompréhensible de notre fille
à notre égard. De retour chez nous je téléphone à la
police pour donner des nouvelles puisqu'on me l'avait
demandé, mais on me demande de faire un passage chez
eux. Je me rends donc au commissariat expliquant tout
depuis prés de 36 heures et je signale même la prise
de sang faite la veille au matin. Et là l'officier de
police m'explique pourquoi on teanit tant à ce que je
vienne leur expliquer. Lors de la découverte de ma fille
les sapeurs-pompiers ont découvert la petite piqûre.
Je rentre chez moi, quand l'hôpital m'appelle me signalant
que les analyses sont bonnes, qu'ils ne peuvent donc
garder ma fille, mais que son comportement mental et
tel qu'ils jugent dangeureux pour elle, de la
laisser sortir et me demande son internement en milieu
spychiatrique. Je me suis rendu dans cet établissement,
et j'ai signé une demande d'internement. Nous sommes
allés la voir le lendemain, elle parraissait assez bien,
elle avait à peu prés retrouvé son regard. Elle était
calme. Les médecins que nous avons vu ne s'expliquaient
pas le pourquoi de ce changement caractériel. Le lendemain
01 Novembre nous allons lui rendre visite, elle est
très sereine et nous dit devoir attendre la visite du
docteur car elle a de nouveau de la fièvre. Et nous
signale qu'elle a les membres qui enflent ce qui est
vrai. Aprés la venue du médecin il fut conseiller de
la transférer dans un autre hôpital et un service spécialisé
des maladies tropicales et infectieuses. La 06 Novembre
alors que j'étais au travail ma femme me téléphone,
m'apprenant la nouvelle : notre fille avait un lupus érythémateux disséminé.
Maladie qui fait que des anti-corps se développent
et attaquent n'importe quelle partie
du corps. Dans le cas de notre fille elle avait pris
pour cible les reins. Maladie soignable mais incurrable,
pour le moment, en rêvant qu'un jour......... Cette
maladie est classée parmi les Maladies Orphelines
et je soutiens comme je peux la Fondation. C'est la
raison de cette page avant j'étais au courant des maladies
orphelines cela me chagrinait comme tout un chacun.
Mais on pense très vite à autre chose, et quelque part
je dirais c'est dégueulasse, mais la vie continue
et s'appitoyer ne sert à rien. Ne soyez pas désolé,
c'est la vie est rien ne changera ce qui c'est passé.
D'autres personnes souffrent et bien plus encore.
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